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Intersectionnalité : dépassionnons le débat

Le plan académique de formation de l'académie de Créteil annonçait jusqu'à il y a peu la possibilité pour les professeur.e.s qui le souhaitaient d'assister à un colloque organisé par l'UPEC sur la question des discriminations intersectionnelles ("Penser l'intersectionnalité dans les recherches en éducation; enquête, terrains, théories").
Il s'agit "d'interroger comment les rapports sociaux de classe, de race, de sexe s'entremêlent", le mot "race" étant entendu dans son acception sociologique. Ce colloque se tiendra à Bonneuil-sur-Marne, dans les locaux de l'ESPE les 18 et 19 mai prochain.

rapports sociaux, race, classe, sexe, discriminations intersectionnelles, académie de CréteilSuite à des pressions extérieures le déroulement du colloque a un temps été menacé en raison de potentiels troubles à l'ordre public. S'il est acquis, depuis le vendredi 5 mai, que le colloque sera maintenu, les professeurs initialement retenus pour cette formation par la voie du PAF n'ont finalement pas reçu de convocation et ne pourront y assister.
Une nouvelle formation semble par contre être prévue le 26 juin.
Un article du Parisien daté du 26/04 reprend les événements qui ont conduit à cette situation étrange. Le manque d'informations sur le sujet n'a pas facilite  la compréhension de ce qui se passe par les collègues ni permit d'apaiser les esprits.  Le changement de date de la formation perturbe le calendrier de chacun et soulève des interrogations. Quelle organisation? Quels intervenants ? Quelle disponibilité des collègues à cette date ?

En tout état de cause, il n'est pas acceptable que les personnels de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur subissent des pressions, d’où qu’elles viennent, concernant les formations proposées. Ce colloque, validé depuis des mois par les autorités académiques doit être ouvert aux enseignant.e.s qui ont souhaité pouvoir en bénéficier, sans tenir compte des ingérences idéologiques extérieures.

Le Sgen-Cfdt de l’académie de Créteil restera vigilant sur ces questions : le travail des universitaires, de l'ESPE et des professeur.e.s doit se faire dans la sérénité, et les instances académiques n'ont pas à subir de pression quant aux choix de formation qui sont faits.

 

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